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Excision-2 millions de femmes seront excisées d’ici 2030

22 août 2020

Bonjour a toutes et à tous,

Aujourd’hui, je tenais à écrire un article sur un fléau touchant un grand nombre de femmes afro descendantes mais pas que : l’excision.

La première fois…

La première fois que j’ai entendu parler d’excision j’avais 15 ans, j’ étais au collège, et avec mes camarades, nous étions partis voir une exposition sur la Shoah.

Juste à côté de cette expo : une autre expo photo montrant des jeunes filles victimes d’excision.

La journaliste ainsi que ma prof de français (qui nous accompagnait), sont venues vers moi et mes copines, pour nous expliquer que dans beaucoup de pays et surtout en Afrique, des petites filles se faisaient couper les parties génitales.

Cela, m’a choqué et mise mal à l’aise, car toutes les petites filles ces photos étaient noires et pour la plupart, originaires du Mali.

J’étais tellement mal à l’aise que je n’ai même pas osé poser de questions à la journaliste.

Je suis tout simplement, repartie voir d’autres images toutes aussi déroutantes. Mais, comme cela ne concernait pas d’actes venant de ma communauté noire, je me sentais moins honteuse à les regarder.

En plus, la Shoah était dans le programme du collège, donc je devais m’informer.

Je n’en ai jamais parlé à ma mère : pudeur africaine. On ne parle pas de certains sujets chez nous, et encore moins ceux liés à la sexualité.

De plus, à l’époque, dans les années 90, les médias ne parlaient pas de ce fléau (ou alors on parlait très peu). Je pense qu’internet, les blogs et les réseaux sociaux ont vraiment libéré la parole et mis la lumière sur cette atrocité.

L’excision, comment j’ai pris conscience de ce fléau

A 15 ans, je n’avais pas trop conscience des dégâts que causait de cette pratique. Je ne savais même pas ce qu’était un clitoris et encore moins à quoi servait cet organe.

C’est beaucoup plus tard que j’ai compris ce qu’était l’excision.

J’étais (et je le suis encore) une très grande fan de mode (la vraie mode pas celle que l’on voit sur instagram 😀😜).

Quand j’étais étudiante, j’ai lu le livre Fleure du Désert de Warie Dirie, non pas parce que je voulais en savoir plus sur l’excision, mais parce que je considérais Warie Dirie comme l’une des plus belles Top modèle de son époque.

C’est donc à travers son livre que j’ai découvert qu’elle avait été excisée et que j’ai compris que cette amputation génitale était bien plus pratiquée que je ne le pensais.

Grâce, à des témoignages sur le net et des vidéos Youtube, j’ai compris que l’excision ne touchait pas uniquement les femmes noires, mais qu’elle était pratiquée dans beaucoup de pays à travers le monde.

Je suis d’origine malienne, je n’ai pas été excisée, j’ai la chance d’avoir des parents ouverts d’esprit.

Je ne blâme surtout pas les parents des femmes excisées, car après avoir lui de nombreux témoignages, j’ai découvert, que certaines filles ont été victimes excisées durant des vacances dans leurs pays d’origine et à l’insu de leurs parents.

Malheureusement, aujourd’hui, en 2020, malgré de nombreuses campagnes, de nombreux appels à stopper ces pratiques et des législations de plus en plus sévères, l’excision est encore pratiquée.

Au moment où je vous écris, une jeune fille risque d’être excisée toutes les 10 secondes (AMREF Health Africa).

Et, selon l’association Excision, parlons-en ! l’excision serait encore pratiquée dans 29 pays d’Afrique. Plus de 2 millions de femmes seront excisées d’ici 2030.

C’est quoi l’excision ?

Qu’appelle-t-on l’excision ?

3 femmes inspirantes

J’ai conscience, qu’en France et dans le Monde beaucoup de femmes et d’homme luttent à différents niveaux contre ces pratiques. Dans ce billet de blog, j’ai juste sélectionné pour vous 3 femmes que je trouve inspirantes.

Si vous connaissez d’autres personnes et que vous voulez partager leurs histoires à travers ce blog, je serai ravie de le faire donc n’hésitez pas à me contacter.

La belle – Inna Modja

L’engagée – Ramata Kapo : Présidente de Excision, parlons-en

La combative – Nice Nailantei Leng’ete

« Nice Nailantei Leng’ete avait tout juste 8 ans quand elle a échappé à la mutilation. Depuis, elle a permis à près de 16 000 jeunes Kényanes d’éviter ce triste sort ». Elle Magazine

De plus, elle a été classée par le Time Magazine parmi les 100 personnalités les plus influentes de la planète.

Mon coup de gueule

Tant que ce fléau n’aura pas disparu, nous devons toutes et tous continuer à condamner cette pratique barbare et atroce pour les femmes.

En 2020, je considère qu’avec toutes les campagnes d’information dénonçant la dangerosité ainsi que les dégâts de cette pratique, les sorcières (et je pèse mes mots) continuant ces mutilations sont de vraies criminelles.

On ne peut plus affirmer qu’il s’agit uniquement d’ignorance.

Cette pratique n’a rien de religieux.

En excisant une petite fille, on veut juste l’informer sur sa future condition de femme : un Être inférieur qui ne doit en aucun cas ressentir du plaisir.

Nous, les Femmes, ne sommes pas venu sur cette terre pour souffrir : la souffrance n’est pas une condition sine qua non à notre vie de Femme.

Lutter contre l’excision est un combat que toutes (excisées ou pas) et tous devons mener.

Pour aller plus loin

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Merci beaucoup et à bientôt. Prenez soin de vous 😘😘😘 .

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